56.a PLAINTE DÉNONCIATION A LA HALDE CONTRE LE CIELJ

2009 11 22

 

François RUY-VIDAL

7 rue du Colonel OUDOT

75012 PARIS.                       Tél : 01 74 30 97 47

                                               Email : ruyvidal@noos.fr

 

       A                                                        Monsieur Paul SCHWEITZER

                                                        Président de LA HALDE

         11, rue Saint Georges 
75009 Paris

 

Objet : Accusations de conformisme sectaire et ségrégationniste contre deux Associations culturelle, l'une à vocation nationale, l'autre internationale, subventionnées par les deniers publics.

 

 Monsieur le Président,

         J'ai longtemps hésité avant de vous faire part du contenu de cette lettre et ne me suis décidé que parce que j'en suis arrivé à penser que ma plainte et ma dénonciation pouvaient servir à corriger des irrégularités et des malveillances d'autant plus préjudiciables aux enfants et à la jeunesse qu'elles se pratiquaient, en toute légalité, là où on ne pouvait présumer qu'elles se passent, c'est-à-dire au sein même d'associations culturelles d'intérêt public, dont les objectifs affichés étaient pourtant d'informer et d'aider, ces enfants et cette jeunesse, par la littérature ou par la pratique  d'activités éducatives et artistiques diverses, à la réflexion sur le devenir de la société dans laquelle ils s'inscrivaient et à devenir de bons citoyens républicains.

         Dire en peu de mots d'où je viens, sans m'attarder sur les détails, vous permettra, Monsieur le Président, mieux que ne pourraient le faire toutes les déclarations d'intention et professions de foi, de comprendre les motivations de cette lettre de plainte et de dénonciation.

         Amené à l'action culturelle par Mlle Christiane Faure, belle-sœur d'Albert Camus, une des fondatrices des Mouvements de Jeunesse et d'Éducation Populaire, peu de temps après mon entrée à l'École Normale d'Oran, en 1947, j'ai eu, tout au long de ma carrière d'enseignant, à partir de 1951 jusqu'en 1962 en Algérie, puis en France jusqu'en 1965, et enfin, après cette date au titre d'"Éditeur, Concepteur, Directeur de collections pour la jeunesse" le souci de respecter et de faire respecter, non seulement le droit de chaque enfant à l'instruction et à l'Éducation mais son droit d'être respecté en tant qu'être humain quelle que soit la couleur de sa peau.

Pour cela, il me semblait naturel et nécessaire de lui permettre, dans le respect de sa culture d'origine, d'accéder à notre culture, celle-ci étant définie comme laïque et républicaine, en tenant compte des préceptes définis dans la loi de protection pour la jeunesse de juillet 49, modifiée en 54 en son article 2, et particulièrement de l'observance du précepte qui commande expressément, par la pratique ou par quelques autres moyens et méthodes que ce soit, de ne pas, à son encontre : «…inspirer ou entretenir des préjugés ethniques».

Personnellement, une fois engagé, à partir de mon investissement en édition, dans les problématiques multiples que soulèvent les productions pour la jeunesse, j'eus le sentiment que plus que l'innovation et l'imagination des auteurs et des illustrateurs, c'étaient le conformisme et l'utilisation de stéréotypes de civilisation qui prévalaient comme souhaitables par l'opinion majoritaire. Ne souhaitant pas m'inscrire dans ce courant traditionnel, largement exploité par la plupart de mes confrères, j'ai donc publié des livres qui tout en étant souvent contestés par une partie conformiste de l'intelligentsia française furent tout de même récompensés par plusieurs prix.

Deux de ces livres "Les Télémorphoses d'Alala" et "Théo la terreur" mettaient en scène des protagonistes noirs ou demi-noirs – Alala, métisse est la fille d'un prince noir et d'une femme blanche –en vue de faire accepter à tous les enfants, de quelque ethnie qu'ils soient, la légitimité de personnages crédibles, impliqués dans des aventures passionnantes, quelle que soit la couleur de leur peau.

Je suis persuadé que ces livres n'auraient jamais existé si je n'avais pas grandi en Algérie, dans ce pays qui était, à l'époque, colonialiste, et si je n'avais pas été confronté aux inégalités et injustices, flagrantes, qui s'étaient instaurées entre les êtres et entre les classes, au point de sembler, parce que protégées par des préjugés raciaux, irréparables.

En vertu de quoi, utilisant les moyens dont je disposais, il m'a toujours semblé souhaitable de rappeler à ceux qui avaient la responsabilité d'aider et de protéger les enfants, qu'ils soient logés dans les deux Ministères spécialement affectés à cette tâche, celui de l'Éducation et celui de la Culture, aussi bien que les gérants d'association et autres prescripteurs(trices) de productions et d'activités de loisirs, de veiller plus particulièrement et de ne pas négliger, parmi tous les enfants, ceux "dépaysés", "venus d'ailleurs".

C'est ainsi qu'au cours de colloques, dans des quartiers de ville défavorisés, il me sembla nécessaire de rappeler à ces prescripteurs(trices) de bonne volonté mais souvent dépassés par l'acuité des problèmes qui leur étaient posés, de ne pas oublier que pour pouvoir aider ces enfants "venus d'ailleurs" à s'adapter à notre culture, ils devaient avoir eux-mêmes, au préalable, pris conscience, que les cultures d'origine de ces enfants méritaient autant de considération et de respect que la nôtre, du fait même qu'elles étaient, comme la nôtre, représentatives de notre humanité et de notre culture universelle.  

         C'est en raison de ces convictions et des cent cinquante livres que j'avais pu faire publier, que Mr Jean-Marie Despinette, ancien Compagnon de France, fonctionnaire de la Régie Renault, Président, sous Jean Vilar, des amis du Théâtre National Populaire, fondateur du journal "Loisirs Jeunes",( bulletin hebdomadaire d'information de loisirs pour la jeunesse), me demanda, en 1988,  conjointement à son épouse Mme Janine Despinette, éminente critique de livres pour la jeunesse, qui avait apprécié les livres publiés sous ma signature et même contribué à les honorer à plusieurs reprises de Prix nationaux et internationaux, de faire partie, en tant que membre d'honneur, d'un organisme culturel qu'ils venaient de fonder, dénommé :

                               "Centre International d'Etudes

En Littérature pour la Jeunesse" (CIELJ)

        Dont le siège est : Pôle de Haute Technologie

                            du Moulin Leblanc

                       7 Boulevard Jean DELAUTRE

                   08000 CHARLEVILLE-MÉZIERES

 

Cet organisme, dont le site s'intitule "Ricochet", sorte de phare français de promotion de notre production littéraire pour la jeunesse, s'honore en cette matière, de ses multiples objectifs dont celui d'être, en particulier, sur le plan international, un encouragement à la connaissance des auteurs, des illustrateurs et de leurs éditeurs, ainsi qu'à celle des divers analystes et chercheurs mondiaux spécialisés en littérature de jeunesse, tout en offrant, par voie de conséquence, une incitation à des rapprochements et colloques divers, en vue d'inter-échanges entre mouvements associatifs de divers pays du globe pour " le soutien au livre et à la lecture"  .

Une oeuvre digne de respect en somme, que j'ai vivement soutenue, qui mérite d'être soutenue, dont je souhaite la pérennité, et qui est d'ailleurs soutenue régulièrement par les organismes financeurs suivants :

-La région Champagne-Ardenne, 

-Le département des Ardennes, 

-La Ville de Charleville-Mézières, 

-La DRAC 

-L'IFTS : Institut de Formation Technique Supérieure et Institut de formation de Travailleurs Sociaux

 

* Toutefois, précision indispensable : Monsieur Jean-Marie Despinette, affaibli par l'âge et la maladie depuis le début de l'année 2007 et décédé en juillet 2009, il ne peut être rendu responsable des décisions qu'a pu prendre, à compter de son état de faiblesse, son épouse :

              Madame Janine Despinette,

              183 Place haute

              92 100 Boulogne Billancourt  

 C'est donc Mme Janine Despinette, parce que seule détentrice aujourd'hui de ses droits de fondatrice du CIELJ Champagne-Ardenne, qui doit être tenue pour principale et seule responsable de cet organisme puisque elle fut la principale initiatrice et décisionnaire des orientations qu'a pu prendre cet organisme à objectifs internationaux depuis le début de l'année 2007.

A porter encore au mérite de Jean-Marie et de Janine Despinette,   leur intervention amicale pour que je puisse être sollicité comme membre d'un autre Conseil d'Administration, quelques années plus tard, en 2001 exactement, par leur amie, Mme Monique Hennequin. Laquelle, faisant partie du CIELJ Champagne-Ardenne au titre de Vice-Présidente, était en même temps la Présidente du :

 

  "Centre de Recherche et d'Information

en Littérature de Jeunesse" (CRILJ Parisien)*

                 dont le siège était : 37 rue de Châteaudun

                            75009 PARIS

 

*La direction et le siège de cette association ayant changé, mes propos ne concernent en rien l'actuelle directrice Mme Denise Barriolade.

 

Ce qui me permet de souligner que, mon appartenance à ces deux associations n'était pas le fait du hasard mais plutôt le résultat d'une volonté bien établie de ces trois personnes. De même, ce n'était pas hasard, non plus, si Jean-Marie et Janine Despinette, membres fondateurs du CIELJ Champagne Ardenne, étaient en même temps membres du "noyau influent" du CRILJ Parisien, tandis que, réciproquement, Mme Monique Hennequin, Présidente du CRILJ Parisien, était Vice-Présidente du CIELJ Champagne Ardenne.

Peu de différences en effet séparaient les orientations du CRILJ Parisien de celles du CIELJ Champagne-Ardenne sinon que, tandis que le premier affirmait des objectifs nationaux (des CRILJ régionaux s'étaient constitués à partir de la structure parisienne mère, défendant la même cause et les mêmes objectifs : "la recherche et l'information en littérature de jeunesse"), le second avouait des ambitions internationales, pour les mêmes causes et mêmes objectifs : "l'étude de la littérature pour la jeunesse".

A tout bien considérer, les CRILJ (Parisien et régionaux) ayant été créés en 1974, on pouvait dire que le CIELJ Champagne-Ardenne, créé en 1988, s'inscrivait, en Littérature pour la Jeunesse, à la suite de ces CRILJ et comme oeuvrant dans leur prolongement.  

Pour ma part, à dire le vrai, quoi que respectueux de ces initiatives au sein d'organismes associatifs, faire partie d'une association de "soutien au livre et à la lecture", voire "à la littérature" ou "à l'illustration", n'avait jamais été une de mes préoccupations. Et encore moins une ambition ou   une nécessité puisque j'estimais que tous mes efforts et tout mon temps devaient être réservés à la production de livres et à leur promotion.

Il me semblait d'ailleurs préférable, après avoir servi la littérature et l'illustration en publiant des livres, de rester, pour ne pas être juge et parti, à distance des commentaires et des appréciations émises, au sein des organismes de réception et de prescription, par les personnes critiques, plus ou moins spécialisées et accréditées dans le journalisme objectif.   

 Cependant, par amitié et reconnaissance pour Jean-Marie et Janine Despinette qui avaient toujours été très attentifs aux livres que j'avais publiés, qui les avaient vivement et régulièrement soutenus, qui m'avaient même permis de concevoir et de réaliser une exposition "La Littérature en couleurs" pour qu'ils soient inscrits, indéniablement, dans l'histoire de la Littérature pour la jeunesse en France, il me sembla tout naturel, lorsqu'ils me sollicitèrent, en 1988, pour être un membre d'honneur de "leur" association, ce CIELJ Champagne-Ardenne, de les soutenir à mon tour et de leur apporter, honorifiquement, mon concours.

De la même manière, il me sembla normal, en 2000, lorsque qu'il fut question que je reprenne une responsabilité d'édition en tant que directeur des "Éditions des Lires"et que Mme Monique Hennequin, qui m'avait toujours fait une place dans  les pages de "ses" bulletins du CRILJ Parisien, pour reporter dans leur intégralité mes démentis et droits de réponse au journal "Le Monde" contre certaines attaques, me sollicita pour faire partie du Conseil d'Administration de "son"association, d'accepter son offre.

 Cela, même si je savais que, ma production étant généralement controversée au sein des organismes institutionnels, parce que considérée comme marginale et trop novatrice, parfois provocatrice, je ne serais admis qu'avec réticence parmi la plupart des membres du CRILJ Parisien.

 J'acquiesçai cependant parce que je considérais que les résultats de mes expériences pragmatiques en édition de livres pour enfants pourraient éventuellement contribuer à servir, comme ils avaient pu servir le CIELJ Champagne-Ardenne, les deux objectifs que ces deux organismes avaient inscrits dans leurs statuts : celui de "la recherche" (pour le premier) et l'autre de "l'étude" (pour le second) en matière de "Littérature de Jeunesse".  

Pour ma part, néanmoins, sachant avec quelle minutie et avec quelle rigueur, ces trois personnes, très sélectivement, spéculaient et argumentaient, avant de procéder au recrutement de leurs associés ; sachant que ce recrutement n'était habituellement fait que sur parrainage et copinage et en fonction de critères de qualités et de capacités ( humaines, politiques, religieuses, éthiques…) prouvées et attestées… c'est comme un honneur et comme une marque d'estime et d'amitié que je reçus le fait d'avoir été élu par les trois "dirigeants" de ces deux associations.

Et, bien que ces trois personnes n'aient jamais été particulièrement impliquées ni dans l'enseignement ni dans la production littéraire, – deux territoires dans lesquels je m'étais engagé et où j'avais encore des amis et des pairs et dont j'aurais pu souhaiter éventuellement recevoir des marques de sympathie   –, le fait qu'elles aient tenu à m'admettre dans "leur" clan était néanmoins, pour moi, un peu naïvement sans doute, une  marque de considération et de reconnaissance.

J'étais naïf effectivement puisque que je ne savais rien, à ce moment-là, de la manière dont ces trois personnes géraient "leur" association. 

En peu de temps, mis au parfum, témoin moi-même, de l'intérieur, de la manière dont ces trois personnes conduisaient la marche de leur association, déchantant amèrement, je me suis alors demandé plusieurs fois, plutôt que de fermer les yeux sur les irrégularités et anomalies constatées dans le fonctionnement administratif de ces deux organismes, s'il ne valait pas mieux  démissionner pour ne pas rester cantonné, en véritable potiche, au rôle d'"associé approbateur inconditionnel passif ".

Manifestement ces trois personnes entendaient bien continuer de gérer "leurs" associations comme elles géraient "leurs" biens personnels sans éprouver de scrupules à faire endosser leurs décisions par un conseil d'administration qui ne pouvait, après coup, que hocher la tête pour approuver.

Mes yeux se décillant progressivement, jusqu'à m'insurger même, j'en vins un jour à ne plus souhaiter me faire complice de ce que je considérais comme des malveillances et des malversations exercées au mépris de la conscience des autres membres associés dont je me sentais solidaire, alors que nous étions très peu, ou pas informés du tout, des options et décisions à prendre dans l'intérêt des organismes, mais neutralisés et réduits au rôle passif de figurants.

La patience ayant des limites, un jour où la coupe était pleine, je crus bon de prendre la parole en exigeant qu'on tienne compte de mes points de vue et de mes propositions d'actions, manifestant ainsi mes intentions de m'investir, comme un associé actif, pour participer réellement, concrètement, à la poursuite des objectifs et des orientations de ces deux organismes.

 

 Monsieur le Président, ces détails expliquant la main mise que ces trois personnes exerçaient sur ces deux associations, j'espère que vous comprendrez mieux pourquoi leurs méthodes m'indignèrent au point d'en arriver à une dénonciation.

 

 En foi de quoi, je maintiens d'avoir constaté, alors que j'étais membre du Conseil d'administration de "leurs" associations, que les trois personnes citées plus haut, à savoir, d'une part, Mme Monique Hennequin et, d'autre part, Mr Jean-Marie Despinette et son épouse Mme Janine Despinette, membres décisionnaires des "noyaux influents" :

du CRILJ Parisien

et du CIELJ Champagne-Ardenne

pratiquaient ouvertement une ségrégation préjudiciable, à l'encontre de personnes "oeuvrant dans les métiers du livre et représentantes qualifiées (auteurs(res), illustrateurs(trices), éditeurs(trices), traducteurs(trices), bibliothécaires...) des minorités ethniques françaises (Blacks, Bistres et Beurs) " en s'opposant à leur admission dans les associations dont elles avaient la gouverne, leur déniant, de ce fait, toute compétence et qualification à participer aux activités et aux orientations de ce qu'elles avaient pris l'habitude de considérer comme "leurs" biens propres.

Ces deux associations affichant des buts et objectifs à l'intention des enfants et de la jeunesse,  je considère pour ma part qu'en se livrant à cette ségrégation, elles contreviennent aux intérêts des enfants et de la jeunesse puisque j'estime que la meilleure manière d'encourager les enfants et la jeunesse, ceux issus de la culture judéo-chrétienne et ceux issus des autres cultures, à prendre goût, par la littérature et par les inter échanges de ces cultures, aux valeurs humanistes de notre civilisation nord occidentale et des autres civilisations (notamment celles des pays du Maghreb et d'Afrique), est d'ouvrir nos "associations de soutien au livre et à la culture" à des représentants de ces minorités ethniques oeuvrant dans les métiers du livre et de la culture.

Les mérites de cette ouverture étant pour moi, à l'évidence, de deux sortes :

Un enrichissement de notre propre culture judéo-chétienne nord occidentale par tous les apports conjoints de ces cultures diverses.

Et, pour ne s'en tenir qu'aux enfants et à la jeunesse, dont ces deux associations se flattent de servir la cause, notre rôle d'adulte étant de contribuer à consolider leurs identités pour en faire des citoyens démocrates et républicains, le mérite de contribuer, par l'encouragement de l'exemple symbolique d'espérance que cette ouverture représente, à faire prendre conscience à ces enfants et à ces jeunes que leurs aînés, dans notre pays qui est aussi le leur puisqu'ils sont français, représentants de leurs ethnies d'origine, sont considérés et reconnus comme étant dignes, au titre de spécialistes des métiers de la culture et du livre (écrivains(nes), traducteurs(trices, bibliothécaires, chercheurs(ses) en sciences de l'éducation, psychanalystes, psychologues et pédiatres…)  d'être honorés et investis de fonctions de participation dans des organismes culturels nationaux d'encadrement.

Prise de conscience induisant ces enfants et ces jeunes, par l'exemple vivant, à penser qu'ils pourront aspirer eux-mêmes, au titre de citoyen, le moment venu, aux mêmes fonctions de représentation et de participation active à la marche de notre société contemporaine.

 

 Mes constatations induisant, en conclusion, mes revendications, je les formulai, avec véhémence sans présumer de ce à quoi je m'exposai.

 Il me semblait normal, sain, salutaire d'exiger qu'on respecte le droit, pour ces représentants et notables français, (Blacks, Bistres et Beurs), de faire partie de nos associations de "soutien au livre et à la culture".

 

Les résultats parlent d'eux-mêmes :

 

 - Je fus contraint de prendre l'initiative de démissionner du CRILJ Parisien, où j'avais siégé de mars 2001 à novembre 2005, en raison de l'intransigeance opposée par sa Présidente, Mme Monique Hennequin, à ma proposition d'ouverture de notre association à ces diversités ethniques.

  

 - Et fus, par contre, officieusement, mais efficacement, mis au ban du CIELJ Champagne-Ardenne, pour les mêmes raisons, à compter de juin 2007 (privation de toute information, d'envoi de bilan et de convocations pour les réunions prévues) avant d'être officiellement exclu de l'association,  en mars 2009, par le nouveau Président, Mr Étienne Delessert, mais sur ordre et par délégation habile, en sous main de la fondatrice et Vice-Présidente : Mme Janine Despinette.

 

Ma lettre, Monsieur le Président, n'aurait pas d'objet si, au sein de ces deux associations dont j'ai été un membre zélé, les objectifs nationaux du CRILJ Parisien et internationaux du CIELJ Champagne-Ardenne, tels qu'ils sont revendiqués dans les statuts de ces deux associations avaient été constitutionnellement respectés et si je n'avais constaté, qu'en leur sein même, au nom d'un protectionnisme que je clarifierais de caste, d'une notion aberrante de sauvegarde culturelle, et en raison surtout d'une étroitesse de vue et d'une volonté d'exclure, il ne s'était pas pratiqué, d'une manière inavouée mais patente, une ségrégation propre à "… inciter et entretenir des préjugés ethniques".

Citer ces deux associations, toutes deux subventionnées par les deniers publics, gérées par ces trois personnes, Mme Monique Hennequin, Mr Jean-Marie Despinette et Mme Janine Despinette son épouse, qui se connaissaient de longue date, entretenaient des rapports de soutien et d'amitié, et se partageaient les postes de pouvoir, me permet de pouvoir affirmer, puisque je les ai bien connues, qu'elles partageaient aussi les mêmes convictions religieuses et politiques, la même conception ethnocentriste restrictive de ce qu'était la culture, (entendue comme culture blanche, nord-occidentale et judéo-chrétienne) le même esprit de réticence vis-à-vis des représentants des cultures de nos diversités ethniques françaises oeuvrant dans le milieu du livre, et, surtout, les mêmes méthodes extrémistes, expéditives, sournoises et illicites pour les empêcher d'accéder à ce qu'elles considéraient comme "leurs"associations.

La question que je me suis posé lors de la découverte de cette ségrégation fut : ces deux associations méritent-elles les subventions publiques qu'elles perçoivent ?

Pour ce qui concerne le CIELJ Champagne-Ardenne, ma réponse fut radicalement négative. D'autant plus que Mme Janine Despinette, gâtée par la fortune que lui ont laissé son père et son époux est en mesure de créer, comme le lui avait conseillé lui-même cet époux, une fondation dans laquelle et par laquelle elle pourrait en toute liberté continuer de pratiquer en conformité avec ses préjugés de classe, son ostracisme abject.

 

Par contre, dans la mesure ou le CRILJ Parisien ayant changé de siège et de direction, je fais toute confiance à madame Denise Barriolade pour réparer les torts que l'intransigeance de Mme Monique Hennequin aura causé à la cause et aux objectifs de cette association.

Encore que sur le plan général, il soit bien difficile de pouvoir établir des responsabilités, en raison du manque de clarté que ces associations entretiennent, pas toujours inconsciemment, en n'affichant pas, sur leur site et dans leur bulletin de liaison, l'organigramme des personnes qui font partie de leur communauté.

Aux pouvoirs publics, de soumettre l'attribution de la moindre subvention à ces associations, dites d'intérêt public, à l'obligation, pour les responsables qui en assument la direction, de porter, à la connaissance de tous, la composition des membres impliqués dans le fonctionnement de l'organisme et l'assurance que ce fonctionnement soit démocratique, laïque et républicain, exempt de tout ostracisme de quelque sorte que ce soit.    

En vous priant d'agréer l'expression de mes salutations.

                                      François RUY-VIDAL.


Ci-après, Monsieur le Président, vous trouverez en justificatives de ma plainte en dénonciation : la liste des personnes que j'ai proposée, (liste Black, blanc, Beur), qui me valut ma démission du CRILJ Parisien et mon exclusion du CIELJ Charleville-Mézières.

Je tiens de plus à votre disposition, le report chronologique et détaillé des faits circonstanciés qui expliquent plus amplement les raisons de ma démission et de mon expulsion de ces deux associations. Je l'ai établi parce qu'il me semblait nécessaire et indispensable à la compréhension des raisons aberrantes et paradoxales qui  peuvent pousser certaines personnes décisionnaires, paraissant insoupçonnables et de bonne foi, au sein même de ces deux associations subventionnées par les deniers de l'État, affichant des objectifs de défense et de protection, par "le livre, la littérature et la culture en général" des intérêts des enfants et de la jeunesse, à s'affranchir, au nom d'un ethnocentrisme rétrograde et d'une conception restrictive de la culture et au mépris de toutes règles démocratiques pour imposer une ségrégation indigne de notre civilisation contemporaine.

 

LISTE  PROPOSÉE PAR F. RUY-VIDAL

                   EN VUE DE L' EXTENSION DU C.A.

DU CRILJ EN NOVEMBRE 2005

ET DU CIELJ EN JUIN 2007

Conformément aux statuts de nos associations, notre Conseil d'Administration doit être représentatif de tous les métiers du livre et, en l'occurrence, se composer, d'une part, des personnalités actives dans la production des livres :

Auteurs(res), éditeurs(trices), illustrateurs(trices), concepteurs(trices), directeurs(trices) artistiques…

Et, d'autre part, de personnalités faisant partie de la réception, de la réflexion et de la prescription des livres :

 Libraires, bibliothécaires, enseignants(tes), chercheurs(ses) universitaires, pédagogues et psychologues divers, y compris, pour finir, des journalistes critiques.

 

Le but de cet élargissement du CA en compétences est d'améliorer l'aura et le prestige de nos associations et, par là même, de contribuer à l'amélioration de leur rayonnement culturel:

Vers la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne et tous les pays de l'Europe de l'ouest.

Vers les Pays Anglo-Saxons

Vers l'Espagne le Portugal, l'Italie, la Grèce… 

Vers la Méditerranée, le Maghreb et les Pays Africains.

Vers les Pays d'Amérique du sud.

 

Mes propositions sont les suivantes :

 

                     CHERCHEURS UNIVERSITAIRES :

Hugues Liborel :

La Limaya en Dendi, 31460 Vendines

Tel : 05 61 83 06 22  ou encore : 06 19 78 24 60

*****************************************

Michèle Piquard :

39 Avenue des Gobelins, 75013 Paris

michele.piquard@laposte.net

******************************************

Bernadette Gromer :

46 rue du Jeu des enfants 67000 Strasbourg.

Email : b.gromer@noos.fr

*******************************************

Ou encore :

Annie Renonciat, Anne-Marie Christin,Bernadette Bricout

De l'Université de Jussieu

 

RESPONSABLES DE REVUES/CRITIQUES :

Sylvie Neeman :

Directrice de la revue "Paroles" en Suisse

Email : sylvie.neeman@hispeed.ch

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Catherine Chaîne :

48 Rue Monsieur le Prince 75005 Paris

Email : m.riboud@wanadoo.fr

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AUTEURS :

Bachir Hadjadj :

Dernier livre : "Les voleurs de rêves" aux Editions "Albin Michel"

Écrivain algérien

www.evene.fr/livres/livre/bachir-hadjadj-les-voleurs-de-reves-27703.php

***************************************  

Leila Sebar :

Auteure publiée

aux "Éditions du Seuil", "Thierry Magnier" et "Gallimard" 
 

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Guy Jimenes :

12 allée des Acaccias , 45 800 St Jean de Braye

Email : jimenes.guy@noos.fr ou  Site :www.guyjimenes.net

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Jeanne Benameur

Jeanne Benameur Ecrivain française [+] Née en 1952 ...Née d'une mère italienne et d'un père arabe, Jeanne Benameur quitte l'Algérie à l'âge de cinq ans pour ...
www.evene.fr/tout/jeanne-benameur - 33k -  

   ************************************

Malek Alloula :

 écrivain et critique littéraire

«… je parlais alors de mon intérêt pour cette littérature qui s'écrit en français et dont les racines les plus profondes sont ailleurs (Afrique et Maghreb essentiellement) »

A joindre par l'intermédiaire de "La maison des écrivains"

Hôtel d'Avejan, 53 rue de Verneuil, 75007 Paris

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ILLUSTRATEURS :

Denis Pouppeville :

 Enseignant aux Arts Déco à Paris et à Amiens

29 rue Colmey Lepinay, 93 100 Montreuil sous Bois.

Tel : 01 48 70 78 44

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ÉDITEURS:

Thierry Magnier :

  Editions Thierry Magnier

10-12 rue Richer 75009 Paris et aussi aux Editions "Actes Sud" à Arles

email : t.magnier@actes-sud.fr

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Olivier Belhomme :

Editions du "Poisson soluble"

Ancienne école de filles, 63290 LACHAUX .

Email : poissonsoluble@wanadoo.fr

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21/12/2009
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