2020. 1. DES ACTUALITÉS DE L'ANNÉE 2019 RECENSÉES PAR LE CRILJ ORLÉANAIS

2020. DÉBUT DE L’AN : « SANS PASSÉ PAS D’AVENIR !… »

 

SANS RIDES ET SANS PASSÉ,

COMMENT LE CRILJ ORLÉANAIS-PARISIEN

PERPÉTUE

AVEC DES SUBVENTIONS D’ÉTAT

SON RACISME ET SA XÉNOPHOBIE SILENCIEUSE

 

 

PLAN DES ARTICLES :

  1. CHRONIQUES DES ACTUALITÉS ET DES ACTIVITÉS DES CRILJ RÉGIONAUX DE L’ANNÉE 2019
  2. DE MON ADMISSION AU CRILJ PARISIEN EN 2001
  3. DE MON 2EME MÉFAIT ET DE LA DÉSAPPROBATION QU'IL SUSCITA
  4. DU CONSERVATISME INTÉGRISTE DES BONNES DAMES DE CHARITÉ
  5. DU COLONIALISME ET DE  SES RELIQUATS EN FRANCE MÉTROPOLITAINE
  6. DE LA COULEUR ETHNOCENTRISTE DE LA CULTURE CATHOLIQUE
  7. RÖLE D’ANDRÉ DELOBEL DANS LA RECONDUCTION DE CE CATHOLICISME SÉGRÉGATIONNISTE 

 

  1. CHRONIQUES DES ACTUALITÉS ET DES ACTIVITÉS DES CRILJ RÉGIONAUX DE L’ANNÉE 2019

 

          Je le fais chaque année. Simplement pour ne pas mourir idiot. Je regarde dans mon rétro pour recenser ce qui a été bouclé dans l’année écoulée et sur quoi, dans l’année qui commence, je devrais concentrer mon énergie pour accomplir et parachever ma vie. Je fais alors le compte de ce que j’aurais pu faire et que je n’ai pas fait, de ce qui a été réalisé mais dont je ne suis pas pleinement satisfait… Avec toujours, en fonction de ce qui reste à concrétiser, le même sentiment de frustration de ne pas avoir su, ou pu, donner le meilleur de moi-même et donc – mythe de Sisyphe –, d’avoir à recommencer.

          Envisager l’avenir, me dis-je chaque fois, sans revenir sur son passé et sans en avoir tiré les traits, ne servirait à rien !... Sinon qu’à croire que nous nous régénérons spontanément après chaque nuit de sommeil et que la vie nous sourira mieux parce que nous aurions l'impression d'être né d'avant-hier, d’être tout neuf, sans taches, sans remords et sans expérience !

          Pour ma part, croyant en ce que la vie m’a appris, j’ai toujours préféré choisir de penser que si nous ne regardons jamais dans nos rétroviseurs, nous ne reconnaitrons jamais les erreurs que nous avons commises. Et, qu’en conséquence, nous serions fatalement enclins, force de nos ignorances, à recommettre, en les aggravant, ces mêmes erreurs qui entraineraient aussi, fatalement, les mêmes déboires et les mêmes contrariétés …

          Ce “nous” généralisateur s’imposant à moi par solidarité humaine et par compassion pour mes anciens et anciennes partenaires impliqués comme je le fus dans “la cause des livres pour l’enfance et la jeunesse” mais, vraisemblablement, à tort, puisque venant  de prendre connaissance, tout à fait par hasard, du recensement que fait le CRILJ Orléanais-Parisien, pour l’année 2019, sous forme de “chronique annuelle des actualités”, des activités de tous les CRILJ régionaux, je suis bien contraint de constater, après m’être repris à deux fois pour être bien sûr de ne pas me tromper, que ce genre d’introspection n’est pas de l’ordre de ses préoccupations.

         Que le lecteur ne s’impatiente pas, lentement mais surement, j’en arrive enfin au fait précis qui a inspiré ce long préambule : c’est en m’efforçant de trouver une adresse, que j’ai eu droit, par inadvertance, inséré dans le site du CRILJ orléanais, sous forme de chroniques désintéressées et purement informatives, au recensement annuel détaillé des actualités de l’année 2019, que le CRILJ (Centre de Recherche et d’Information en Littérature de Jeunesse) a répertorié et mis en ligne sous un titre général de « Mémoire de l’actualité ».

           Ce recensement était présenté comme un faire-part justificatif des subventions dont le CRILJ orléanais-parisien, aussi bien que l’ensemble des CRILJ régionaux et départementaux bénéficient et on pouvait supposer que ces derniers, directement ou indirectement, y avaient contribué. Je tiens à préciser, pour un lecteur qui ne serait pas averti, que ce recensement figurait à l’avantage du CRILJ orléanais, qui s’annonce subrepticement, de manière très discrète mais peu claire, à l’image de l’éminence grise qui le dirige, André Delobel, comme étant, puisqu’il abrite les membres de l’ancien CRILJ parisien qu’il a annexé, le CRILJ national.

           Face à cette rétrospective d’actualités, me prenant au jeu, je pris plaisir à rechercher, dans cet étalage de rappels de manifestations, d’attributions de prix, de nominations à des postes à responsabilité, de compte-rendu de stages de formation… quelques noms de personnes connues, ou quelques exhumations de ce qu’ils ou elles avaient pu accomplir dans l’année écoulée pour honorer et valoriser leur cause, celle “des livres pour l’enfance et la jeunesse”, celle que j’ai servie, qui me tenait, et qui me tient, encore, à cœur …

         En reconnaissant toutefois, mea culpa, que, de ma retraite et malgré le temps passé, je n’examinais pas ce recensement d’une façon totalement objective puisque mon angle de lecture était, parce que je suis rancunier et que je n’ai pas oublié le blâme qui m’avait été infligé en 2005, fortement chargé d’une acuité acérée qui ne cherchait qu’à vérifier surtout si, dans ce “relevé panoramique d’actualités et d’activités 2019”, je retrouverais encore, dans les arcanes de ce CRILJ orléanais mais à demi parisien dont j'ai fait partie, des traces de ce racisme et de cette xénophobie, qu’il avait manifestés si catégoriquement, quand il était sous l’emprise et la direction de l’impérieuse Monique Hennequin, à mon égard, en raison des propositions d’ouverture que j’avais suggérées.  

            La rubrique est intéressante car, sur bien des points, elle est révélatrice des états de fait qui existent et qui persistent dans cet organisme qui contribue à prescrire et à proscrire, pour des raisons qui relèvent de préférence prétendument nationale, des livres aux enfants et aux jeunes, vivant en France, et donc conçus, produits et réalisés par certains auteurs, illustrateurs et éditeurs plutôt que par d’autres qui, eux, ne mériteraient pas, selon des partis-pris idéologiques plus que contestables, qu'on les mentionne et les signale à l'ensemble des intéressés par cette “cause des livres pour l’enfance et la jeunesse”. 

           Portés sur le site du CRILJ Orléanais-Parisien tels qu'ils sont répertoriés dans cette rubrique, laisse supposer aux gens de bonne foi, nombreux tout de même au service de cette “cause des livres pour l’enfance et la jeunesse”, que ceux qui ont contribué à les recenser, l’ont fait aussi de bonne foi et pour l’honneur et à l’avantage de cet organisme national. Sans imaginer bien entendu, un seul instant, que ces recenseurs aient pu, par maladresse et mauvais calcul, ou par perfidie caractérielle, falsifier les données et contribuer ainsi, en voulant donner bonne mine à l’organisme qu’il gère, à obtenir l’effet inverse en nuisant à son image d'objectivité et d’intégrité démocratique.

        Trop d’intégrité tuant l’intégrité, c’est justement, par trop d’intégrité et par intégrisme même, selon un calcul que je trouve désastreux, que ce recensement restrictif auquel a procédé le CRILJ orléanais-parisien pèche et se nuit à lui-même, puisque par omission et restriction, voire censure, il est révélateur des discriminations injustes et injustifiées que cet organisme reporte sans cesse, bon an mal an, alors qu’il fonctionne avec les deniers de tous les français – qu’ils soient de pure souche française ou d’ethnies diverses –, comme si la mondialisation n’existait pas et comme si, par arrogance nationaliste, la culture judéo-chrétienne, plus spécifiquement catholique, était la seule à préconiser, à l’intention des enfants, par des livres ou autres types de productions culturelles, des préceptes et des vertus d’édification morale. 

            En somme, ce que je constatais était que de 2001, date de mon acceptation, sur sollicitation des personnes constituant le noyau agissant du CRILJ parisien, de faire partie de son conseil d’administration, à 2020, date de ma prise de conscience de ce recensement d’activités des CRILJ nationaux, rien, sur le plan fondamental, n’avait changé. Consterné, Je ne pouvais que vérifier que la même étroitesse d’esprit persistait – celle qui était allé jusqu’à décréter de mon excommunication en 2005 –, et qu'elle affleurait toujours, quoi qu'en filigrane des rubriques répertoriées, mais avec toujours la même opiniâtreté carrément et radicalement raciste.

           Le lecteur pourra, s'il le souhaite, dresser le même constat en parcourant ces rubriques : à aucun moment, en aucune occasion, il ne pourra trouver, dans tout cet étalage d’actualités nationales diverses, mention d'aucun nom, je dis bien aucun nom, ni la moindre citation ou allusion faisant référence à ces hommes et à ces femmes, d’ethnies diverses : algérienne, marocaine, tunisienne, camerounaise, guadeloupéenne, chinoise ou thaïlandaise… alors qu’ils et elles vivent en France, qu’ils et elles parlent et écrivent notre langue, qu’ils et elles sont parents concernés par l’éducation de leurs enfants et par les livres qui peuvent leur être recommandés.

             C’est dire en somme que je retrouvais, exactement conservé, quinze ans après mon renvoi du CRILJ parisien, ce même ethnocentrisme religio-culturel suprématiste blanc qu’avait revendiqué en 2005, pour m’exclure du conseil d’administration du CRILJ parisien, le groupe de quatre personnes qui, autour de la présidente Monique Hennequin, constituaient, à ce moment-là, le noyau dur agissant de l’organisme se flattant d’en garantir l’ordre moral : Jean-Marie Despinette et son épouse Janine, fondateurs de Loisirs Jeunes et du CIELJ (Centre International d’Études en Littérature de Jeunesse) domicilié à Charleville-Mézières, Anne Rabany, inspectrice d’académie et Muriel Tiberghien responsable du réseau national de bibliothèques catholiques dites les Bibliothèques pour Tous.

           Citer leurs noms comme je le fais pourrait être considéré comme une délation de ma part et j’en ai conscience. Mais on se tromperait, car ces personnes, même si elles agissaient en silence et en complotant entre elles, en connivence complice, à la manière dont les hiérarques de l’Église, infiltrés dans la plupart des “comités de sages” présidant à la prescription-proscription des œuvres à destination de la jeunesse, le font dans les médias audiovisuelles, revendiquaient elles-mêmes, en se flattant d'être de bons et de bonnes chrétiennes au-dessus de tout soupçon, cet ostracisme ségrégationniste que je leur reprochais. Ce que je considérais, moi, comme des méfaits indignes d’un organisme fonctionnant avec des subventions d’État, étaient à leurs yeux au contraire des faits de justice dignes de mérite. Mieux même, elles s'en glorifiaient comme étant des actes de courage !

            Pour l’heure, en 2020, force m’était donc de constater que si les temps avaient changé, presque 20 ans après mes constats alarmants, le même racisme hypocrite et la même xénophobie fondamentaliste étaient toujours à l’œuvre au CRILJ orléanais-parisien. La même expurgation qu’avaient pratiquée la quadrette Monique Hennequin-Janine Despinette-Anne Rabany- Muriel Tiberghien, était reprise, pour être perpétuée par André Delobel, à l’occasion de ce recensement, en procédant très soigneusement à l’élimination, catégorique et radicale, de toutes les personnes issues de diversités ethniques de souche algérienne, tunisienne, marocaine, camerounaise ou guadeloupéenne, chinoise ou thaïlandaise… parmi lesquels pourtant des écrivains et des écrivaines francophones, publiés par des éditeurs français, vivant et travaillant dans notre pays et Français le plus souvent,

          A croire qu’on voulait nous convaincre qu’aucune personne appartenant à ces diversités ethniques ne puisse être concernée ou ne puisse mériter d’être citée pour sa participation à des activités en faveur de cette “ cause des livres pour l’enfance et la jeunesse” !

            Mis, pour la seconde fois, au pied de ce véritable mur, établi par manque de générosité et d’ouverture d’esprit, par déni et mépris des autres cultures, contre lequel j’avais buté de 2001 à 2004, mon constat ne pouvait plus être encore, simplement de résignation.

           D’où cet article et mon indignation.

           D’autant plus que ce mur, au lieu de s’effriter avec le temps, voire d’être aboli comme le fut celui de Berlin, s’est, depuis mon exclusion, conforté et pérennisé, reconduit à l’identique, par André Delobel, le président du CRILJ orléanais, institutionnalisé en quelque sorte pour attester que le même ségrégationnisme ethnocide doit encore et toujours s’imposer en matière “d’information et de recherche” – deux des objectifs fondamentaux du CRILJ – par préventionnisme de la santé spirituelle des enfants et de la jeunesse de souche blanche.

           Je n’en croyais pas mes yeux. Alors que je m’étais réjoui de constater qu’en fonction de l’évolution de nos mœurs, du mondialisme et de l’inter-échange des connaissances et des savoirs imposé par le pluri-culturalisme, un grand nombre de personnalités relevant d’ethnies diverses avaient pris place dans différents secteurs publics français, en spécialistes accrédités même de ces différents secteurs, je ne pouvais accepter d’admettre, quels que soient les motifs qu’il aurait pu invoquer pour se justifier, que ce CRILJ orléanais-parisien en soit resté à ces positions qui relevaient plus d’un attardement mental régressif que d’une action de prévention salutaire nationale.

            Se priver du rayonnement que ces nouvelles personnalités d’ethnies diverses pouvaient apporter, par réfraction, au CRILJ orléanais-parisien, me semblait être le signe indicateur majeur de son manque d’ouverture d’esprit et de son égarement d’endoctrinement.

            Refuser l’aide et le soutien que pouvaient lui apporter, pour le bien des enfants, ces journalistes, essayistes, écrivains-nes, présentateurs-trices de télévision et hommes et femmes politiques, engagés aussi bien dans la presse, à la télévision, que dans la littérature ou dans le showbizness, dans les domaine de l’économie, de la philosophie ou de la politique : algériennes, marocaines, tunisiennes, camerounaises guadeloupéennes, vietnamiennes, thaïlandaises ou chinoises, est pour moi, non seulement une insulte faite à ces différentes personnalités et à leurs compétences, mais un véritable crime porté contre la “cause des livres pour l’enfance et la jeunesse” qu’on prétend servir.

          Entendons-nous bien : à condition que l'on considère cette cause – et les objectifs qui sont censés en émaner et la soutenir –, telle qu’elle doit être et que je la conçois, colorée et enrichie de son cosmopolitisme pluriculturel actuel et irrévocablement et irrémédiablement inscrite dans l’avenir français et non plus comme voulait imposer qu'elle soit, le petit noyau agissant du CRILJ parisien, c'est-à-dire au service uniquement de la défense d’une idéologie catholique rétrograde, à fondement religieux judéo-chrétien ethnocentriste, repliée sur elle-même et vouée, à plus ou moins long terme, à la dégénérescence.

          Rappeler, pour le lecteur, quelques noms de ces notoriétés qui animent nos actualités et notre vie culturelle quotidienne me semble indispensable : Mohamed Sifaoui, historien et politologue; Ali Badou sur France Inter; Kamel Daoud dans Le Point; Harry Roselmack sur TF1; Mouloud Achour sur Canal Plus; Leïla kadour sur Antenne 2, Kaouter Adimi et Leïla Slimani, écrivaines de talent, récompensées par des prix littéraires… des acteurs et humoristes comme Djamel et Omar Sy... et, pour conclure en beauté, Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement du Président de la République…

             A parler de cet état de fait et du recensement ségrégatif du CRILJ orléanais autour de moi, dans un petit cercle fort restreint de personnes de mon entourage, peu ou pas sensibilisées d'ailleurs aux destinées de la littérature pour la jeunesse, et à tenter de leur faire comprendre les raisons de la désapprobation que me procurait la persistance de cet ostracisme ségrégationniste dans une association agrée par l’État, on m’écouta, m’entendit, mais en ne partageant pas mon indignation. On invoqua la peur de l’autre, la crainte d’un envahissement d’immigrés, la dévaluation des valeurs morales, l’irrespect que cette dévaluation entrainait dans l’esprit des plus jeunes et, invoquant presque la légitime défense, la nécessité, pour réagir, d’un besoin de ressaisissement de nos forces civiques françaises…sous-entendues blanches ou européennes.

          On se gardait bien de me dire que j’avais tort d’être contrarié mais on me le faisait comprendre, sans être totalement affirmatif, au prétexte que cet ostracisme était peut-être la seule manière possible de défendre notre culture judéo-chrétienne… Celle dont on avait été nourri !... Même lorsqu’on était athée ou agnostique !... Parce qu’elle était notre culture d’environnement et que nous en tétions le suc en naissant !... etc…

         Je connaissais la chanson…Jérôme Lindon et le cardinal Lustiger me l'avaient chantée.

          Mais je n’en démordais pas : je ne pouvais pas comprendre et admettre qu’une association comme le CRILJ, dont les objectifs étaient de se consacrer à faire connaître la littérature pour la jeunesse, donne en exemple aux enfants, à leurs parents et aux diverses personnalités prescriptrices de cette littérature ou se préoccupant, d’une façon plus générale, de culture, de sciences humaines et de civilisation, se fourvoie en préférant choisir, plutôt qu’une culture diversifiée pluriethnique et mondialement humaniste, de ne favoriser exclusivement et restrictivement que cette culture judéo-chrétienne catholique. D’autant plus que celle qu’avaient revendiquée les dames patronnesses du CRILJ parisien et que reconduisait à l’identique André Delobel, était imprégnée de relents nationalistes et souverainistes camouflés derrière sa façade religieuse.

         On nous faisait encore le coup : il ne pouvait pas exister de morale sans Dieu!

         En conclusion de quoi, mon constat final, en forme de verdict, est aussi catégorique que les décisions qui ont été prises au sein de ce CRILJ Orléanais-Parisien pour expurger de ce “recensement d’actualités 2019 ” toutes les traces des influences pluriethniques dont, comme les enfants, nous, adultes, pouvons pâtir d’une part et bénéficier de l’autre..

        L’ignorance n’ayant, en cette matière, comme en toutes autres d’ailleurs, aucune excuse. L’omerta que cet organisme s’impose et nous impose est assimilable à l’autruche cachant sa tête dans le sable. La mondialisation est là. A nous de nous en accommoder. La nier est une absurdité.

       A ne pas regarder dans son rétroviseur et à se priver de la prise de conscience qui favoriserait sa lucidité, le CRILJ orléanais-parisien fait un choix restrictif qui lui permet, certes, de paraître positivement tonique et encourageant aux yeux de la classe dominante mais seulement partiellement et à court terme. En se tirant une balle dans le pied. Car, tôt ou tard, facile à prévoir, en continuant à perpétrer, à induire et à reconduire ces faux-pas coercitifs et discriminants qu’il a commis et laissé commettre depuis le commencement de ce vingt-et-unième siècle, il ne peut que mieux susciter et provoquer ce qu'il craint.

          Avec, pour finalité, avant que l'irréparable ne s'accomplisse et comme je l'espère bien, une sanction des pouvoirs publics qui serait administrée et priverait ce CRILJ orléanais-parisien des subventions qui lui sont accordées.

          Ma déception était d’autant plus profonde que j’avais pensé, quinze années s’étant passées, dans mon retrait de la vie active, par idéalisme naïf, que même le CRILJ parisien aurait forcément, par suite des évolutions multiples de notre société, fait amende honorable et changé de mentalité. Sans gaité de cœur certes, mais forcé et contraint par les nouveaux codes de vie et les nouvelles conventions qui s'étaient imposés en modifiant et élargissant les valeurs normatives de nos codes et façons habituelles de vivre.

         Et J’aurais même juré qu’il aurait mis de l’eau dans son vin et accepté que des personnalités éminentes, françaises et francophones, de sources ethniques différentes, soient sollicitées et accueillies dans son sein, parce qu’elles étaient estimables et qu’elles méritaient, au titre de personnes faisant partie des métiers du livre, de la presse ou des sciences de l’éducation, de servir de modèles à nos enfants et à notre jeunesse.

        J’espérais même persuadé que, par souci de probité et d’image nationale, puisqu’il s’agissait de l’honneur d’une association de soutien à la langue et à la littérature francophones et à plus forte raison se préoccupant d’enfants et de jeunesse, que quelques-unes, parmi toutes ces personnes qui faisaient et font partie de son conseil d’administration, réussiraient tout de même, un jour, à réorienter ce CRILJ parisien et à lui donner enfin, cette âme bienveillante, cette générosité d’accueil et cette ouverture d’esprit, que je n’avais pas réussi à obtenir qu’on lui donne lorsque je faisais partie de son comité.

          Mais non, rien n’avait changé et j’en avais la preuve.

          L’écumage et le tri, le nettoyage éliminatoire, véritable purge ethnique qui avaient présidé à l’établissement par le responsable du CRILJ orléanais parisien de ce “recensement d’activités de l’année 2019” étaient si flagrants, qu’il me rappela, par son outrance et son radicalisme, le fondamentalisme, à de moindres degrés de gravité tout de même, cela va sans dire, de l’arianisme nazi. Comme les Nazis avaient tenté de le faire en décrétant que seuls les allemands aux yeux bleus avaient le droit d’existence, le recensement « Mémoires d’actualités » du CRILJ orléanais-parisien offrait à l’évidence une rétrospective si proprement expurgée de tous noms étrangers, qu’elle avait largement de quoi réjouir et satisfaire le fondamentalisme suprématiste du catholicisme radicalisé dont j’avais eu l’occasion de connaître l’intransigeance et la cruauté. Celui exactement dont m’avaient servi les quatre femmes qui constituaient, avec un Jean-Marie Despinette, hélas marginalisé et dépassé par sa vieillesse, le noyau agissant du CRILJ parisien : Monique Hennequin, Jeanine Despinette, Anne Rabany et Muriel Tiberghien pour m’éliminer de son conseil d’administration.

                                 Cet article est le premier d'une série traitant du même sujet qui seront mis en ligne prochainement



28/01/2020
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